Comment conduire de San Agustin à Pasto

Last updated on January 23rd, 2021 at 08:07 pm

Cher lecteur:

Je m’appelle Frank et j’ai une agence de voyage basée à Bogotá, en Colombie. Amusez-vous bien à lire!

Voyage de San Agustín a Pasto

Nous laissons derrière nous les sculptures en pierre de San Agustín et nous partons pour une visite de Pasto, Colombie. Pasto est la capitale du département du Nariño. Elle est située au sud de la Colombie, près de la frontière avec l’Équateur. Nous planifions le voyage de telle manière qu’il sera divisé en étapes; le premier arrêt de notre circuit colombien sera Mocoa. Ce village a enregistré un glissement de terre, il y a de cela quelques mois, à cause des fortes pluies. Il y a eu de nombreux morts et, à voir le lit du fleuve, on peut imaginer l’ampleur des ravages et le pouvoir destructeur de la nature.

Peu après, la route n’est plus nivelée. Le chemin jusqu’à Sibundoy nous conduit à un col appelé affectueusement le tremplin de la mort. La pente est très raide et, en général, il n’est pas possible de croiser les véhicules qui descendent. De plus, les camions se collent toujours contre le bord de la montagne. Ce chemin m’a rappelé plus tard la route la plus dangereuse du monde en Bolivie dont j’ai vu, une fois, un documentaire. Sebastian est resté muet pendant tout le trajet. Je crois que mon style rapide d’escaladeur suisse lui a mis les nerfs en pelote et, en plus, on peut voir qu’il n’est pas spécialement satisfait de la vue, car on peut anticiper les conséquences d’une chute éventuelle qui, compte tenu de l’inclinaison du site, serait vertigineuse. La pluie et, en même temps, un épais brouillard ne rendent  pas le voyage plus tolérable. Par chance, nous sommes dans un véhicule conçu pour de tels trajets et nous pouvons doubler, à plusieurs reprises, les véhicules plus lents qui gravissent la pente.

Contrairement aux autres véhicules, le nôtre n’est pas équipé d’une sphère de cristal qui permettrait de deviner le chemin sans aucune visibilité. En conséquence, je ne peux doubler ni dans les virages ni en ligne droite sans avoir un brin de visibilité, comme le font les autres.

Après une montée de 3.500 mètres, nous arrivons enfin sur le plat. Le reste du voyage est tranquille, car la vitesse a diminué considérablement du fait du nombre élevé de véhicules. Doubler est presque impossible, car même les véhicules les plus lents appuient à fond sur l’accélérateur sur les tronçons les plus courts pour ne pas être doublés et exposés à la honte que cela implique.

Dès que nous arrivons à une zone plus plane, nous faisons une halte pour nous reposer et mangeons un énorme poulet frit pour reprendre des forces. Le reste du voyage est plein de virages mais, malgré cela, nous sommes beaucoup plus détendus après le passage du col.

Quand finalement nous parvenons à Sibundoy, nous continuons sur notre lancée pour arriver à Pasto dans la même journée. Une heure environ avant d’arriver à Pasto, nous passons devant la lagune de la Cocha. Nous en profitons pour prendre des photos de ce panorama impressionnant. Plus nous approchons de Pasto, et plus le trafic ralentit. La vitesse moyenne tombe à 30 km/h, et tous semblent maintenir cette vitesse exprès. Il convient de mentionner que les « Pastusos », terme qui désigne les habitants de Pasto, ont été quelque peu sous les feux de la rampe. Pour des motifs qui continuent de m’échapper, ils font l’objet de plaisanteries pour leur manque supposé d’intelligence.

Contrairement aux autres véhicules, le nôtre n’est pas équipé d’une sphère de cristal qui permettrait de deviner le chemin sans aucune visibilité. En conséquence, je ne peux doubler ni dans les virages ni en ligne droite sans avoir un brin de visibilité, comme le font les autres.

Après une montée de 3.500 mètres, nous arrivons enfin sur le plat. Le reste du voyage est tranquille, car la vitesse a diminué considérablement du fait du nombre élevé de véhicules. Doubler est presque impossible, car même les véhicules les plus lents appuient à fond sur l’accélérateur sur les tronçons les plus courts pour ne pas être doublés et exposés à la honte que cela implique.

Dès que nous arrivons à une zone plus plane, nous faisons une halte pour nous reposer et mangeons un énorme poulet frit pour reprendre des forces. Le reste du voyage est plein de virages mais, malgré cela, nous sommes beaucoup plus détendus après le passage du col.

Quand finalement nous parvenons à Sibundoy, nous continuons sur notre lancée pour arriver à Pasto dans la même journée. Une heure environ avant d’arriver à Pasto, nous passons devant la lagune de la Cocha. Nous en profitons pour prendre des photos de ce panorama impressionnant. Plus nous approchons de Pasto, et plus le trafic ralentit. La vitesse moyenne tombe à 30 km/h, et tous semblent maintenir cette vitesse exprès. Il convient de mentionner que les « Pastusos », terme qui désigne les habitants de Pasto, ont été quelque peu sous les feux de la rampe. Pour des motifs qui continuent de m’échapper, ils font l’objet de plaisanteries pour leur manque supposé d’intelligence.

Pasto n’est pas intrinsèquement une jolie ville; les hôtels y sont très passables. La cathédrale de « Las Lajas » est située à deux heures au sud de Pasto. Elle a été construite entre 1916 et 1949. Ce monument érigé dans la vallée m’a tout simplement laissé bouche bée. J’ai rarement eu l’occasion d’admirer une structure aussi imposante que celle-là. L’église donne l’impression d’avoir été construite par J.R.R. Tolkien en personne, l’auteur du livre « le Seigneur des anneaux ».

Après cette première impression, nous pensons que nous n’allons rien trouver de mieux et nous nous trompons. Deux heures plus tard, nous parvenons au volcan Azufral. Jamais je ne m’étais trouvé sur un volcan, et encore moins dans son cratère.  Après une marche de 90 minutes, nous parvenons à la lagune verte du cratère, à quelque 4000 mètres d’altitude. On y respire un cocktail de gaz. Par endroits, ça fume et ça pétille. Un guide local nous explique qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter. Heureusement, le guide parle anglais et nous l’inscrivons  immédiatement sur notre liste d’éventuels opérateurs touristiques.

Deux heures de voyage plus tard, nous rentrons à Pasto. Après une journée aussi longue et fatigante, nous sommes heureux d’aller au lit et avant de m’endormir, je pense qu’ « en Colombie, je suis au bon endroit ».

Cher lecteur

Avez-vous aimé notre contenu? Nous vous invitons à le partager et à diffuser le message que la Colombie est l’un des plus beaux pays du monde.

Leave a Reply

Articles connexes

Dans notre blog, vous trouverez des informations sur nos expériences et quelques conseils utiles lors de la planification de vos voyages en Colombie.